[ITINÉRAIRE BIS] – La seconde main : une bonne occasion de revenir en magasin !

marketvalue · mai 24, 2020 · Actualités · 0 comments

[ITINÉRAIRE BIS] – La seconde main : une bonne occasion de revenir en magasin !

 

 

Pendant le confinement les Français ont compensé l’impossibilité de flâner en magasin par de nouvelles occupations à domicile. La première d’entre elles : faire du tri et notamment dans ses placards. Les penderies fraîchement éclaircies, l’inquiétude croissante quant à la montée du chômage et la baisse du pouvoir d’achat, laissent augurer une accélération de la croissance du marché de la seconde main.

 

Avant la crise déjà, l’achat d’occasion avait le vent en poupe. De livre au vêtement de luxe, en passant par l’électroménager, aujourd’hui tout se revend, tout se rachète. La sensibilisation accrue des consommateurs à l’impact environnemental de l’hyper-consommation, une destigmatisation progressive de l’achat de seconde main et l’essor de pure player à l’instar de Vinted pour l’habillement, ont participé à démocratiser ce mode de consommation circulaire.

 

 

Bonne nouvelle : la seconde main fait revenir les clients en magasin !

Penser que les achats de seconde main se jouent uniquement sur internet est une idée reçue : les enseignes traditionnelles ont bien compris que le marché de l’occasion, plutôt qu’une menace, pouvait s’avérer un moteur de croissance et qu’il offrait une opportunité de dynamiser la fréquentation en point de vente.

 

En France, par exemple, la marque Petit Bateau a, dès 2017, intégré à son application une rubrique « Les Occasions » via laquelle les utilisateurs peuvent revendre les vêtements de la marque, fixer les prix et gérer les expéditions. Le chausseur Bocage est allée jusqu’à repenser son modèle économique et son offre afin de proposer un service de location de chaussures sur abonnement via l’Atelier Bocage ainsi que des modèles reconditionnés dans son corner Commes Neuves, du 90 rue de Rivoli.

 

Pour pallier la baisse du trafic en magasin, l’enseigne américaine Macy’s a quant à elle opté pour un partenariat avec le pure player vintage ThredUp. Le principe est simple : ThredUp fournit aux volontaires un Clean-Out-Kit comprenant un emballage et une étiquette d’expédition, les articles ainsi envoyés sont estimés et les « vendeurs » reçoivent une carte-cadeau Macy’s correspondant à la valeur totale de leurs articles, les plus belles pièces quant à elles sont à dénicher dans un espace dédié du grand magasin.

 

 

 

Les pure players ne sont pas en reste. Ils se tournent également vers le monde physique pour élargir et accompagner leur communauté de clients. Comme ses homologues Vinted ou Leboncoin, l’application britannique Depop, fondée en 2011, propose à ses utilisateurs de créer une boutique en ligne pour y vendre objets & vêtements de créateur ou d’occasion. Et contre toute attente, ici, le stylisme est aussi léché qu’un feed Instagram. Comment encourager une telle esthétique ? Dans sa boutique de New-York, la marque ne s’est pas contentée de commercialiser quelques-unes des plus belles pièces de ses vendeurs locaux, elle a su intégrer un volet serviciel en mettant gratuitement à disposition de ses utilisateurs un studio photo, leur permettant d’assurer le shooting de leurs articles dans un environnement plus adapté que leur appartement. Une façon de recourir au physique pour optimiser l’expérience numérique !

 

 

 

Quel état d’esprit pour l’après-confinement ?

Après la crise sanitaire survient la crise économique. Si selon l’étude réalisée par l’Observatoire Cetelem et Harris Interactive à la fin mars, 75 % des Français indiquaient avoir le sentiment d’avoir réalisé des économies en raison d’un ralentissement des dépenses pendant le confinement, 68% se disent toutefois inquiets quant à leur pouvoir d’achat.

Soumis à de nouveaux arbitrages, la seconde main apparaît un levier puissant pour se mettre au service de la population et réactiver la visite en point de vente, l’argument économique étant une des motivations principales au recours à l’occasion.

 

 

Du lieu d’achat au lieu d’échange  ?

Il peut être intéressant d’assigner une nouvelle fonction au magasin. Ne plus seulement l’envisager comme un espace marchand au sein duquel l’enseigne vend un assortiment de produits neufs, mais aussi demain comme une plateforme physique d’échanges, où les clients seraient invités à déposer des articles préalablement vendus sur une plateforme digitale opérée par l’enseigne pour en faciliter le retrait par l’acheteur par exemple, ou simplement en échange d’une contre-partie à valoir dans le magasin pour y chiner de nouvelles pièces parmi une offre parallèle à prix réduit, immédiatement accessible.

 

Il est fondamental de créer de nouvelles motivations à se déplacer en magasin, et l’économie circulaire  s’avère un levier puissant. D’autant qu’une fois sur place, libre à chacun de se laisser séduire, tantôt par une occasion, tantôt par du neuf !

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